MONNAIE
CURRENCY
La piastre et la Zone piastre
Histoire, usages et cadre monétaire contemporain
L’histoire de la piastre est étroitement liée à celle du Valinois, puis à la construction progressive de l’État castinien et de l’Union Coopérative Micronationale Laurentienne. Bien avant l’émergence des cadres monétaires modernes, les Neugraves du Valinois frappaient déjà des pièces de huit réaux espagnols, communément appelées piastres, en continuité avec les usages monétaires largement répandus dans l’espace nord-atlantique aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles.
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En 1860, les gouvernements canadien et américain cessèrent de reconnaître officiellement la pièce espagnole de huit réaux. Cet événement marqua un tournant majeur : la Piastre valinoisienne acquit alors une existence monétaire autonome, tout en conservant une valeur d’échange fixée à huit réaux espagnols.
En 1868, le réal espagnol fut remplacé par la peseta espagnole, au taux de quatre réaux pour une peseta, ce qui conduisit à fixer le cours de la piastre à deux pesetas, un taux demeuré en vigueur jusqu’en 1957.
Estimant que la peseta ne constituait pas une référence suffisamment fiable, le Neugrave du Valinois choisit de ne pas arrimer la piastre à cette monnaie, malgré l’adhésion ultérieure de l’Espagne au système de Bretton Woods, qui ne se concrétisa qu’en 1959. La piastre fut alors indexée directement à l’or, à raison de 0,0017142857142857 once d’or par piastre, afin d’en garantir la stabilité et l’indépendance.
En 1971, lorsque les États-Unis quittèrent le système de Bretton Woods, la piastre valinoisienne abandonna son indexation directe à l’or et fut adossée au dollar américain, en conservant la valeur correspondant à son ancien ancrage en métal précieux. Son cours fut alors fixé à 0,06 USD.
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La création de la nation castinienne, réunissant le Valinois et les enclaves de l’Outaragasipi, entraîna une évolution institutionnelle majeure. La Piastre valinoisienne fut remplacée à parité par la Piastre castinienne, assurant une continuité monétaire complète, sans rupture de valeur ni perte de confiance.
En 2015, à la suite du rétablissement de la pleine autonomie institutionnelle de Saint-Castin après une union éphémère, le gouvernement castinien prit une décision stratégique visant à renforcer la résilience de sa monnaie. Anticipant les risques liés à une possible période d’instabilité aux États-Unis, la piastre fut indexée à l’euro, au taux de 0,05 €, un ancrage qui demeure en vigueur.
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Avec l’adoption de la Convention de Saint-Jacques, le 11 mars 2023, la piastre castinienne fut formellement consacrée comme monnaie commune de l’Union, et prit officiellement le nom de piastre de l’Union Coopérative Micronationale Laurentienne (piastre de l’UCML). Cette reconnaissance entérine la continuité historique de la monnaie castinienne tout en lui conférant une portée institutionnelle élargie au sein de l’Union.
Usages et caractéristiques de la piastre
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La piastre est utilisée comme unité de compte, monnaie de règlement et référence contractuelle dans la vie publique et économique : paiements courants, contrats, comptabilité publique, tarifs et engagements interétatiques.
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Historiquement, la piastre ne reposait pas sur un système décimal. Elle était divisée en 120 sous, selon des usages hérités de l’époque coloniale et du système monétaire britannique. La piastre était alors communément assimilée à cinq shillings, chaque shilling valant douze pence, tandis que le sou correspondait à un demi-penny. Cette équivalence pratique conduisait naturellement à un total de 120 sous pour une piastre, un système largement employé dans la vie quotidienne malgré sa complexité.
Dans le sillage des réformes monétaires nord-américaines, la piastre fut décimalisée en 1858, en cohérence avec l’adoption du système décimal dans la Province du Canada. L’ancienne subdivision fut alors remplacée par le centin, défini comme un centième de piastre, établissant une valeur de 100 centins pour une piastre. Cette réforme visait à simplifier les calculs, à moderniser la comptabilité publique et à faciliter les échanges économiques.
Bien que le centin ait constitué la subdivision officielle de la piastre après la décimalisation, il n’est plus en usage à l’heure actuelle. En raison de la faible valeur unitaire de la piastre, désormais fixée à 0,05 €, toute subdivision est aujourd’hui jugée peu pertinente dans le contexte monétaire contemporain.
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L’émission de la piastre demeure encadrée afin de préserver la stabilité monétaire, de prévenir la surémission et de maintenir la confiance des utilisateurs, tant au niveau national qu’au sein de la Zone piastre.
La Zone piastre : un espace monétaire coopératif
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La Zone piastre désigne l’espace monétaire au sein duquel la piastre de l’UCML est reconnue comme unité de compte commune, instrument de règlement et référence monétaire partagée entre les États participants. Elle ne constitue pas une union monétaire centralisée : chaque État conserve sa souveraineté institutionnelle, tandis que la coordination repose sur des accords communs.
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Les premières bases de cet espace furent posées en février 2022 avec la Convention de Saguenay, entre Saint-Castin et Bérémagne. Ce cadre précurseur fut remplacé par la Convention de Saint-Jacques, adoptée le 11 mars 2023 et amendée le 17 novembre 2024, qui fonda officiellement l’Union Coopérative Micronationale Laurentienne et établit la piastre comme monnaie commune de l’Union.
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La Zone piastre s’est ensuite structurée par des accords complémentaires, notamment l’Accord du Square-Dorchester, le Pacte de Beauharnois et le Pacte de l’Indian Stream, définissant les modalités d’adhésion, de transition monétaire et de coordination.
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Les membres adhérents de la Zone piastre sont aujourd’hui :
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Saint-Castin, État fondateur et initiateur historique de la piastre ;
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Sancratosia, membre depuis novembre 2024 ;
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Misberie, membre depuis le 6 janvier 2026, engagée dans un processus de transition monétaire prévoyant le remplacement progressif de la lire misberienne par la piastre.
Gouvernance monétaire et circulation des billets
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La coordination de la Zone piastre est assurée par l’Autorité Monétaire Laurentienne (AML), qui agit comme organe de concertation, de normalisation et de surveillance, sans se substituer aux banques centrales nationales.
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Les banques centrales reconnues par l’AML sont :
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la Banque de Saint-Castin (Bank of Saint-Castin) ;
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la Banco de Sancratosia ;
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la Banque nationale de Misberie (National Bank of Misberia).
Ces institutions, ainsi que l’AML elle-même, sont habilitées à émettre des billets et pièces libellés en piastres, conformément aux normes communes de la Zone piastre. Sur le territoire de Saint-Castin, comme sur l’ensemble des territoires des États membres placés sous la juridiction des accords signés avec l’AML, ces billets et pièces ont cours légal et peuvent être utilisés indifféremment.
Une monnaie de continuité et de coopération
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La piastre de l’UCML et la Zone piastre incarnent une conception de la monnaie fondée sur la continuité historique, la stabilité, la coopération institutionnelle et le respect des souverainetés. Elles constituent un outil d’intégration progressive, permettant aux États membres de converger monétairement tout en conservant leurs identités et leurs traditions propres.
The Piaster and the Piaster Zone
History, Uses, and the Contemporary Monetary Framework
The history of the piaster is closely linked to that of Valinois and, later, to the gradual construction of the Castinian state and the Laurentian Micronational Cooperative Union (LMCU). Long before the emergence of modern monetary frameworks, the Newgraves of Valinois were already minting Spanish eight-real coins, commonly referred to as piastres, in continuity with monetary practices widely used throughout the North Atlantic world during the eighteenth and nineteenth centuries.
In 1860, the Canadian and American governments ceased to officially recognize the Spanish eight-real coin. This marked a major turning point: the Valinoisian Piaster acquired an autonomous monetary existence, while retaining an exchange value fixed at eight Spanish reals.
In 1868, the Spanish real was replaced by the Spanish peseta, at a rate of four reals to one peseta, which resulted in the piaster being set at two pesetas, a rate that remained in effect until 1957.
Considering the peseta to be insufficiently reliable, the Newgrave of Valinois chose not to peg the piaster to that currency, despite Spain’s later accession to the Bretton Woods system, which did not materialize until 1959. The piaster was therefore pegged directly to gold, at a rate of 0.0017142857142857 ounces of gold per piaster, in order to ensure its stability and independence.
In 1971, when the United States withdrew from the Bretton Woods system, the Valinoisian piaster abandoned its direct gold peg and was instead anchored to the U.S. dollar, while preserving the value derived from its former precious-metal backing. Its exchange rate was then set at USD 0.06.
The creation of the Castinian nation, bringing together Valinois and the enclaves of Outaragasipi, led to a major institutional transition. The Valinoisian Piaster was replaced at parity by the Castinian Piaster, ensuring full monetary continuity without any break in value or confidence.
In 2015, following the restoration of Saint-Castin’s full institutional autonomy after a short-lived union, the Castinian government adopted a strategic decision aimed at strengthening the resilience of its currency. Anticipating the risks associated with a potential period of instability in the United States, the piaster was pegged to the euro, at a rate of €0.05, an anchor that remains in effect.
With the adoption of the Saint-Jacques Convention on March 11, 2023, the Castinian piaster was formally designated as the common currency of the Union and officially took the name LMCU piaster. This recognition affirms the historical continuity of the Castinian currency while extending its institutional role within the Union.
Uses and Characteristics of the Piaster
The piaster is used as a unit of account, means of payment, and contractual reference in public and economic life, including everyday transactions, contracts, public accounting, pricing, and inter-state commitments.
Historically, the piaster did not operate under a decimal system. It was divided into 120 sous, following practices inherited from the colonial period and the British monetary system. The piaster was commonly equated with five shillings, each shilling being worth twelve pence, while the sou corresponded to half a penny. This practical equivalence naturally resulted in a total of 120 sous to one piaster, a system widely used in daily life despite its relative complexity.
In line with North American monetary reforms, the piaster was decimalized in 1858, consistent with the adoption of the decimal system in the Province of Canada. The former subdivision was replaced by the centin, defined as one hundredth of a piaster, establishing a value of 100 centins per piaster. This reform was intended to simplify calculations, modernize public accounting, and facilitate economic exchanges.
Although the centin became the official subdivision of the piaster following decimalization, it is no longer in use today. Given the low unit value of the piaster, now set at €0.05, any subdivision is currently considered impractical in the contemporary monetary context.
The issuance of the piaster remains regulated in order to preserve monetary stability, prevent over-issuance, and maintain user confidence, both at the national level and within the Piaster Zone.
The Piaster Zone: A Cooperative Monetary Area
The Piaster Zone refers to the monetary area within which the LMCU piaster is recognized as a common unit of account, means of settlement, and shared monetary reference among participating states. It does not constitute a centralized monetary union; each state retains its institutional sovereignty, while coordination is ensured through common agreements.
The first foundations of this area were laid in February 2022 with the Saguenay Convention, between Saint-Castin and Bérémagne. This precursor framework was replaced by the Saint-Jacques Convention, adopted on March 11, 2023, and amended on November 17, 2024, which formally established the Laurentian Micronational Cooperative Union (LMCU) and recognized the piaster as the Union’s common currency.
The Piaster Zone was subsequently structured through complementary agreements, including the Dorchester Square Agreement, the Beauharnois Pact, and the Indian Stream Pact, which define the conditions for accession, monetary transition, and coordination.
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The current members of the Piastre Zone are:
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Saint Castin, the founding state and historical initiator of the piastre;
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Sancratosia, a member since November 2024;
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Misberia, a member since January 6, 2026, engaged in a monetary transition process involving the gradual replacement of the Misberian lira with the piastre.
Monetary Governance and the Circulation of Currency
Coordination within the Piaster Zone is ensured by the Laurentian Monetary Authority (LMA), which acts as a body for consultation, standard-setting, and oversight, without replacing national central banks.
The central banks recognized by the LMA are:
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the Bank of Saint-Castin;​
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the Banco de Sancratosia;
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the National Bank of Misberia.
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These institutions, as well as the LMA itself, are authorized to issue banknotes and coins denominated in piasters, in accordance with the common standards of the Piaster Zone. Within the territory of Saint-Castin, as well as across all territories of member states falling under the jurisdiction of agreements concluded under the auspices of the LMA, these banknotes and coins have legal tender status and may be used interchangeably.
A Currency of Continuity and Cooperation
The LMCU piaster and the Piaster Zone embody a conception of money based on historical continuity, stability, institutional cooperation, and respect for sovereignty. They serve as a tool for gradual integration, allowing member states to converge monetarily while preserving their distinct identities and traditions.


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